Je suis un peu en retard dans les nouvelles avec mon tout récent voyage au Web08 Paris mais je viens de prendre connaisance du communiqué de presse du CEFRIO du 4 décembre dernier à propos du plus récent Indice du commerce électronique au Québec réalisé par le CEFRIO, l’agence Internet VDL2 et la firme SOM Recherches et Sondages et celui-ci nous annonçait que:
En octobre dernier, 13 % des adultes québécois ont acheté pour 191 millions de dollars de produits et services sur Internet comparativement à 340 millions de dollars en octobre 2007, soit une baisse significative de près de 150 millions de dollars en un an. En baisse de 40 % comparativement au mois précédent, l'Indice du commerce électronique au Québec faisait état d'achats en ligne de 304 millions de dollars en septembre dernier....
Il s’agit des plus faibles taux enregistrés par l'Indice du commerce électronique depuis janvier 2008, tant en termes de proportions d’acheteurs qu’en termes de montants totaux d’achats en ligne.
Par ailleurs, le 3 décembre dernier Techcrunch nous informait qu'au US:
...But overall online sales in November of $12 billion are still down 2 percent.
Suis-je surprise? Non. Partout près de moi j'entends des amis annoncer qu'ils ont remis leurs projets d'expension au sein de leur entreprise, remis leurs projets de rénos persos, remis leurs achats de ceci ou de cela à un peu plus tard, qu'ils seront plus prudents dans leurs achats des fêtes cette année... Il était inévitable que le commerce électronique allait aussi être touché.
Par ailleurs, lors de mon séjour, je me suis rendue compte que les nouvelles européennes sont beaucoup plus alarmistes que les nouvelles nord-américaines, reflet de culture certainement... à ce sujet, l'auteur de l'article de Techcruch souligne d'ailleurs que le gouvernement américain a attendu après le weekend du Thanksgiving - plus gros weekend de shopping au US - pour annoncer que le pays était en récession - comme s'il y avait eu un doute!
6 commentaires:
Je suis effectivement très surpris de voir comment la crise est traitée à la légère par les médias au Canada et au Québec. S'en est presque du mensonge par omission, mais bon tout le monde sait que les journalistes eux ont un code de déontologie :-)
@Phil: Ce qui m'a frappé c'est un soir où j'ai écouté les infos françaises où on parlait de toutes les entreprises qui mettent leur employés en chômage technique, de la faillite de Woolworth en Angleterre signifiant 30 000 pertes d'emplois juste pour ce dernier... Par ailleurs ils parlent aussi des plans que font les politiciens européens pour tenter de se sortir de la crise.
Le même soir, via TV5, les info québécoise parlait uniquement des infos locales, le jeunes hommes qui a assisté son oncle pour un suicide, par exemple... et rien d'autres.
Il y a clairement un choix éditorial qui est fait de ne pas nous présenter les faits... Après tout c'est Noël, faudrait pas annoncer de mauvaises nouvelles... et pendant que les autres pays font des plans et ont des discussions pour trouver des solutions musclées à la problématique, nos gouvernements font quoi?...
Nos gouvernements font quoi ? Des élections pardi !!! Et des démissions de chefs de partis et tutti quanti ;-/
@sylvain: Qu'ajouter de plus? ;)
En France, on a atteint le stade de surcommunication. C'est du sensationnalisme qui permet aux journaux télévisés de faire de l'audience et aux hebdomadaires d'augmenter leurs ventes. On préfèrerait moins d'information, parce que ça rend les gens frileux et que certains pensent (dont moi) que ça accélère le phénomène de crise en ralentissant la consommation... Je ne dis pas que la crise n'est pas là mais si on dit aux gens de rester chez eux 2 jours avant la tempête, ils perdent bien des occasions de consommer avant la tempête.
@Yomguaille: Commentaire intéressant. Il ne faut effectivement pas tomber dans l'extrême de la surcommunication... bon point!
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