24 février 2009

Le web - second média d’information des internautes québécois après la télévision

Un communiqué de presse nous informe que le web est le second média d’information des usagers d’Internet, après la télévision mais avant les journaux et la radio, selon un sondage SOM/BRANCHEZ-VOUS.com

Voici certains extraits du communiqué:

"Selon ce sondage, 41% s’informent d’abord par la télévision, 30% par Internet, 19% par les journaux et 10% par la radio.!

"Internet arrive même en première position comme source d’information dans trois groupes: les jeunes de 25 à 34 ans (46% d’entre eux s’informent d’abord par Internet), les diplômés universitaires (42%) et les anglophones et allophones (40%)."

Le 26 décembre dernier je publiais un billet qui disait: "...un sondage du Pew Research Center for the People & the Press nous informe que le web a dépassé tous les autres médias, exception faite de la télé, comme source de nouvelles nationales et internationales pour les américains.

La vitesse de croissance du médium web est astronomique considérant que 40% des américains disent obtenir une majorité de leurs infos via le web alors qu'en septembre 2007 il n'y en avait que 24%.

Il est à noter ici que la différence principale est que le sondage américain n'a pas été uniquement fait auprès des internautes mais bien de la population en générale.

Les auteurs de l'étude québécoise ont prévu le coup en nous informant que:

"Ce sondage SOM/BRANCHEZ-VOUS.com a été mené auprès d’usagers d’Internet seulement. Cependant, comme SOM a mesuré, par ailleurs, que 68% des adultes Québécois «utilisaient personnellement Internet» en 2008, on peut en extrapoler les résultats en estimant qu’un adulte québécois sur cinq utilise aujourd’hui Internet comme première sourced’information."

Par ailleurs le sondage ajoute un angle tout à fait intéressant quand à la crédibilité du web comme source d'info:

" Malgré la place qu’il occupe dans l’information, le web souffre encore d’un déficit de crédibilité. La télévision, la radio et les journaux sont très crédibles aux yeux des internautes québécois, puisque 77% des répondants disent avoir très ou assez confiance dans les informations véhiculées par ces médias, tandis que 23% leur font peu ou pas du tout confiance. Internet est une source crédible pour la majorité de ses usagers, puisque 54% font très ou assez confiance aux informations qu’ils y trouvent, mais 46% font peu ou pas du tout confiance à Internet comme source d’information."

Les résultats détaillés du sondage sont accessibles à www.branchez-vous.com/som

MAJ: Guylaine L'Heureux @chagota via Twitter dit: difficile de savoir si infos proviennent des vitrines web des médias, ce qui changerait les résultats. Messieurs, dames de Branchez-Vous et de SOM... Avez-vous ce niveau de détail, à savoir où, sur le web, les infos sont prises par les internautes?

22 février 2009

Les « marketeurs » ne mesurent pas les résultats de leurs campagnes en-ligne

Marketing Charts nous apprend que plus de 50% des marketeurs n’utilisent pas d’outils d’analyse pour leur campagnes en ligne… Quelle triste nouvelle!

Il semble bien que les vieux singes ne veulent pas apprendre de nouveaux trucs et que les vieux marketeurs habitués à dépenser des quantités phénoménales de $ sur des publicités sans pouvoir en mesurer l’impact continuent d’investir de précieux dollars sans se soucier de mesurer les résultats alors que c’est une des forces du marketing internet. 

Par ailleurs 62% prévoient augmenter leurs dépenses en marketing internet… Aucune réflexion, tout simplement des moutons qui suivent les tendances!  Finalement, pour couronner le tout, 20% des répondants ont déclaré que leur site web était uniquement « basique » et pas au centre de leur activités marketing.

Tant qu’à manquer de cohérence!

Malheureusement ceci risque de nuire à la compréhension de la puissance du marketing internet puisque plusieurs ne mettront pas les $ à la bonne place et ainsi seront déçus.  Il est grand temps que notre profession se fasse un devoir de planifier, mesurer, ajuster, etc. Le ROI en marketing ne devrait pas être l’exception mais la règle.

18 février 2009

Du manque de nuance face à « l’Empire » et la convergence

Je dois vous avouer que je rumine ce billet depuis plusieurs jours…

Dans les dernières semaines, j’ai lu tellement d’inepties sur les dangers de la convergence et les mauvaises intentions de «L’Empire» (lisez Québécor) dans la blogosphère québécoise que j’ai, à plusieurs reprises, eu le goût d’intervenir.

Jusqu’ici je me suis retenue me disant que la blogosphère, comme elle le fait souvent si bien, s’auto-remettrait en question et qu’étant donné mon nouveau rôle il vallait peut-être mieux que je m’abstienne.  Toutefois, le «wake-up» call lancé par Michelle hier, m’encourage à m’ouvrir et à prendre position... Ce billet je ne l’écris pas au nom de la VP Marketing de Sun Média, je l’écris au nom de Patricia Tessier, la bloggeuse, la stratège, la marketer! 

Ce qui m’a déçu dans les dernières semaines, c’est que les bloggeurs que je lie habituellement pour leur sens de l’analyse et pour leur compréhension du fait que le web change les règles du jeu des médias dans leur ensemble...  Ces mêmes bloggeurs qui demandent que les vidéos, autant de Radio-Canada que de chezjules.tv, soient « embeddable » pour être plus faciles à partager… ces mêmes bloggeurs qui prennent position pour que le CRTC ne se mêle pas de réglementer le web, qui analysent finement l’évolution de la publicité et du marketing social, qui encouragent la démocratisation de l’information par la participation égale des bloggeurs et des journalistes, qui parlent de UGC (User-generated-content) etc.  Et bien ces mêmes bloggeurs ce sont mis à dire que la convergence et le multiplateformes ce serait l’équivalent d’avoir le même contenu partout.   J’ai même lu quelqu’un nous dire que si on permettait la convergence à Québecor, le contenu du 7 Jours et du Échos-Vedettes se ramasserait partout…

N’importe quoi!!!  Il est rendu où votre sens critique, votre analyse?  Elles sont où vos recommandations pertinentes?

Tout d'abord, vous sous-estimez les lecteurs et les annonceurs… Si tout ce que permet la convergence c’est de tartiner le même contenu partout, les lecteurs n’achèteront plus les multiples journaux et magazines de « l’Empire »!  Croyez-vous vraiment que les lecteurs du Journal de Québec s’intéressent au même contenu que les ados qui lisent le Clin d’Œil?  Et, sous ces conditions, les annonceurs qui annoncent aujourd’hui dans ces différentes propriétés médias parce qu’elles rejoignent différents publics, n’annonceront plus non plus… pas très gagnant!

Alors revenons à la base... la convergence, selon Wikipédia c’est :

Media convergence is a concept in which old and new media intersect; when grassroots and corporate media intertwine in such a way that the balance of power between media producers and media consumers shifts in unpredictable ways. According to Henry Jenkins who is a highly respected media analyst and one of the foremost leading experts on the convergence culture paradigm, as well as, the DeFlorz Professor of Humanities and the Founder and Director of the Comparative Media Studies Program at MIT states that, "the flow of content across multiple media platforms, the cooperation between multiple media industries, and the migratory behaviour of media audiences."

Media convergence is not just a technological shift or a technological process, it also includes shifts within the industrial, cultural, and social paradigms that encourage the consumer to seek out new information. Convergence, simply put, is how individual consumers interact with others on a social level and use various media platforms to create new experiences, new forms of media and content that connect us socially, and not just to other consumers, but to the corporate producers of media in ways that have not been as readily accessible in the past.

Quel fantastique défi!!!

Et cette convergence, le groupe médias Québécor, comme tous les autres groupes médias, se doit de tenter de trouver la meilleure façon d’y faire face, de s’adapter, de changer…  je ne prétends pas qu’il n’y aura pas d’erreurs, que toutes les méthodes utilisées seront les bonnes… pas du tout.

Mais la réalité est qu’il faut changer… 

Je cite ici quelques extraits de Michelle dans son billet d’hier

Cela étant dit, il ne faut pas non plus être dupe et croire que les bouleversements majeurs qui affectent la presse mondiale nous épargneront de son grand nettoyage. 

Tout comme la radio n’est pas morte avec l’arrivée de la TV, le journal ne va pas mourir avec l’arrivée du Web. Il va cependant se transformer de fond en comble

Mais les journalistes ont peur! Ils ont raison! Leur emploi va changer et qu’ils le veuillent ou non, ils se devront de baiser la main de cette maudite convergence qu’ils conspuent depuis si longtemps…

Qui d’autres va se mouiller à dire que les bouleversements sont inévitables? Mieux encore, qui va tenter des solutions? À quand des suggestions? On la réalise comment cette convergence? Vous y croyez au retour des modèles payants sur le web? L’hyper-local comme source d’opportunité, vous en pensez-quoi?  Le Kindle comme « white knight », possible ou exagéré? Comment proposer aux lecteurs des infos tout en lui laissant le loisir de choisir ce qu’il veut lire? Comment conserver la valeur ajoutée des enquêtes de fond dans un monde ou la micro-communication prends de plus en plus de place?  Comme le NYT, doit-on tenter de reproduire l’expérience papier en ligne?

Allez, permettez-moi de me réconcilier avec ce fantastique et créatif médium qu’est la blogosphère et discutez, argumentez, proposez des solutions... faites évoluer la discussion au lieu de sortir des lieus communs et des clichés...

15 février 2009

Plan d'attaque pour les journaux

Considérant tout ce qu'on sait sur le monde des médias écrits, quelles sont les stratégies porteuses pour les journaux? 

Inutile de vous dire que c'est un sujet sur lequel je réfléchis beaucoup de ces temps-ci... Le New York Times a demandé l'opinion de différents experts et les présente ici. Des opinions diverses, intelligentes, une seule constante... La nécessité pour les journaux de trouver une façon d'ajouter de la valeur... Par la perspective locale, la qualité des reportages, etc.  À lire.

Médias sociaux - Pas de réponses faciles!

Un billet que je vous recommande chaudement :


L’auteure débute son billet en répondant à quatre questions : 
  1. Est-ce que VOTRE compagnie devrait bloguer? Ça dépend.
  2. Est-ce que VOTRE compagnie devrait avoir une page Facebook? Ça dépend.
  3. Est-ce que VOTRE compagnie devrait être sur Twitter? Ça dépend.
  4. Si VOTRE compagnie est sur Twitter, est-ce mieux au nom de la marque ou au nom d’une personne? Ça dépend.
Elle poursuit en déclarant qu’un professionnel qui répond à ces questions sans regarder VOTRE modèle d’affaires, VOS buts et objectifs et sans écouter VOTRE clientèle devrait être pris avec un très gros grain de sel.  Il n’y a pas de réponse facile, dit-elle!

Je suis tout à fait d’accord!

Toutefois, j’ajouterais quelques éléments cruciaux à valider avant de se lancer dans l’aventure des médias sociaux.  Tout d’abord, quels sont les moyens en temps, en expertise et en argent que l’entreprise est prête à investir?  Quels sont ses méthodes actuelles de communication, est-ce une entreprise naturellement ouverte, transparente et qui dialogue avec ses clients et son milieu? Et encore plus important, quelle est la culture de l’entreprise? 

Tout récemment, j’ai du répondre à un ancien client qui aimait beaucoup le blogue de La Maison Le Grand et qui me demandait de lui recommander quelqu’un avec qui travailler, que son entreprise n’était pas prête à avoir un blogue ou même une page Facebook.  Je connais très bien l’entreprise de ce client et ils seront, peut-être un jour, prêts à utiliser la force des médias sociaux, mais, à court terme, ce serait une erreur stratégique monumentale.  Ce n'est pas agréable d'avoir à fermer une porte à un client mais, avec les bonnes explications, c'est parfois le meilleur conseil à lui donner.

De votre côté, quels seraient les points que vous valideriez avant de recommander à un client d’inclure les médias sociaux à sa stratégie?

8 février 2009

Nouvelles en vrac…

Oui, je sais, j’ai erré… je ne vous ai pas écrit depuis longtemps… vous me manquez beaucoup, soyez patients avec moi… Le nouveau mandat fait que j’assimile une tonne de nouvelles informations tous les jours et bien qu’il y ait une foule de sujets sur lesquels j’aurais voulu vous entretenir je n’ai pas le temps de « décanter » l’information. Je peux trouver le temps d’écrire mais je n’apporterais pas d’analyse additionnelle… alors j’ai une petite gêne!

J’en profite quand même pour vous souligner certaines infos qui ont retenues mon attention dans les dernières deux semaines.

Dans le merveilleux monde des médias... 

Google is not your sugar daddy.  Un billet de Ingram qui remet à leur place tous ceux du monde des médias qui au lieu de se réinventer voudrait que Google les sauve.







Dans le merveilleux monde du Web...




Tendances en Marketing Internet selon comScore. Le rapport est disponible au complet ici.

Utilisation d’Internet - l’écart entre les générations s’amenuise… 


Autres

Google et la NASA s’associe pour mettre sur pied une nouvelle université dont le but sera de résoudre "humanity's grand challenges"… rien de moins!

Marketing créatif - Une compagnie utilise la neige fraichement tombé à Londres pour tatouer son logo partout.

Dans un tout autre ordre d’idée… Quelques montées de lait!

Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi l’essence est encore à près de 1$ alors que le prix du baril de pétrole n’arrête pas de chuter… Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi les taux d’intérêt pour les prêts sont stables et même augmentent sur les marges de crédit alors que le taux de la banque du Canada baisse sans cesse et que les taux d’intérêt sur les placements baissent aussi… Suis-je la seule à trouver qu’on se fait avoir et que ni les citoyens, ni les gouvernements ne disent quoi que ce soit?

Quelqu’un d’autre que moi trouve que d’empêcher les montréalais de s’acheter des poêle à bois pour contrôler les problèmes de smog est de regarder la paille dans l’œil du voisin au lieu d’adresser la poutre dans l’œil de nos élus qui n’ont aucun plan vert?

D’un point de vue personnel…

J’ai recommencé mon entrainement dans le but de faire le marathon d’Ottawa en mai… espérons qu’aucune blessure ne gâchera mon plaisir!

Les vœux d’anniversaire sur Facebook, c’est vraiment sympa… Merci à tout lemonde qui s’est donné la peine de souligner la journée, j’ai eu un énorme sourire toute la journée!

Donnez-moi de vos nouvelles!