30 mars 2009

La fable du dinosaure nostalgique!

Pour faire un lien avec mon billet sur les inhibiteurs du changement, voici une fable sur la nostalgie… La nostalgie de ce qui a déjà été… Comme si de faire semblant que le problème n’existait pas allait le faire disparaître…


NOT.

Ça fera juste plus mal, plus tard!

Un article d’AdAge nous informe que les grands groupes médias exercent du lobbying auprès de Google pour que le positionnement de leurs contenus soit artificiellement privilégié dans les résultats de recherche. Ils prétendent que les sources « professionnelles » devraient être plus reconnues que… les blogues par exemples!

Un extrait particulièrement “néolithique”:

"You should not have a system," one content executive said, "where those who are essentially parasites off the true producers of content benefit disproportionately."

Qui sont ces groupes médias? Entre autres: BusinessWeek, ESPN, Hearst, Meredith, The New York Times, Time Inc. et The Wall Street Journal.

C’est quand même totalement abasourdissant de voir que certains médias “traditionnels” se braquent de façon si véhémente au lieu de s’adapter. Pourquoi ne pas, tout simplement, développer des tactiques de SEO, des blogues, faire des liens vers l’externe, ouvrir son site à la communauté et interagir avec celle-ci, laisser libre accès à ses archives, etc.… ce n’est pas de la magie ni noire, ni blanche… L’algorithme de Google n’est pas « transparent » mais les façons d’améliorer son positionnement, elles, le sont. Et faire tout ça prendrait moins d’énergie que leurs efforts de lobbying.

Je vogue entre le désarroi et la colère devant ce genre de comportement… Me semble qu’on a juste envie de leur crier «Adapt or Die»! Si on est plus gentil on a envie de leur dire «Let it go»!

Heureusement ce ne sont pas tous les médias qui sont d’accord :

"It's the plaintive cry of people who have lost their monopoly trying to scrounge a little of it back," said Michael Wolff, Vanity Fair columnist and founder of Newser, which aggregates and links news from around the web. "Sometimes it's true that you'd rather get what The New York Times has to say about something rather than a host of bloggers. But more interestingly it's not always true. And it is in fact less and less true."

Ceci étant dit, si vous n'avez pas entendu le podcast de l'émission de Christiane Charette du 27 mars dernier sur la crise à Radio-Canada, ça vaut la peine... question de voir que nous avons nos propres petits dinosaures nostalgiques au Québec.

25 mars 2009

Patricia à la Radio!


Ceci est une plogue...

Ce soir vers 17h10 j’ai été interviewé par Gilles Parent dans le cadre de l’émission le Retour au 93.3 à Québec.

Une discussion fort sympathique, sans préparation, à bâton rompue sur le marketing, le web, les médias.

Vous trouverez un podcast de mon entrevue ici. Il y en a environ pour 16 minutes.

Enjoy!

22 mars 2009

Les inhibiteurs du changement

Dans votre vie, qu’est-ce qui vous empêche de prendre des risques? De changer? D’avancer?

La peur… de l’inconnu… de se tromper… de se faire mal… la peur de soi… la peur de l’autre… de ce que vont en dire les autres… la peur de se remettre en question, la peur de perdre le contrôle, le pouvoir, la peur de demander, la peur qu'on vous réponde oui, la peur d’aimer ça… la peur de toutes les couleurs.

La notion de un tiens vaut mieux que deux tu l’auras où je préfère ce qui marche à moitié que ce que je ne connais pas…

La nostalgie de ce qui a déjà été… même si ce n’est clairement plus là… on s’accroche aux souvenirs… seulement les bons évidemment!

Le besoin de stabilité… quitte à être assis stablement sur un bateau qui coule…

Les faux discours de responsabilité… Il ne serait pas responsable à ce moment-ci de faire cela…

Pourtant, pourtant… c’est tellement quand il y a le risque de se péter la gueule en sang qu’on avance, qu’on évolue le plus…

Sur un continuum de 0 à 10… où vous situez-vous? A quand remonte votre dernière prise de risque? Pas un risque du genre je vais sortir dehors sans mon bonnet mais un vrai, un qui pourrais changer votre vie?

Et les organisations elles, face au changement? Et bien les organisations ne sont qu’un rassemblement d’individus et de leurs peurs… Donc, si une organisation veut se donner un minimum de chance de réussite, la haute direction se doit de se demander quels types de joueurs elle a à la tête de son changement. Si vos leaders sont aussi rébarbatifs au changement qu’un chien qui refuse d’avancer derrière son maitre (vous voyez l’image?) vous échouerez purement et simplement.

Seth Godin a identifié récemment deux de ces types d’individus. Celui qui dit non à tout et l’expert. Il y a aussi celui qui dit oui mais ne fait rien, l’incompétent qui est là depuis longtemps mais dont l’incompétence n’était pas trop apparente jusqu’à ce que tout se mette à évoluer à la vitesse grand V et plusieurs autres modèles…

Que faire? Les changer de place. Rapidement. Je ne prétends pas qu’il ne faut pas communiquer et assister les membres de l’organisation à travers le changement. Je dis que les leaders à la tête de chacun des grands secteurs de votre organisation doivent être des preneurs de risques ET des communicateurs pour aider les autres membres à prendre le virage en douceur. Si ce n’est pas le cas, sachez leur dire au revoir…

Les grandes organisations ont souvent beaucoup de difficultés à faire ce type de constat, les réorganisations sont souvent plus faciles à faire dans les rangs des travailleurs que dans la haute direction… et pourtant… en ces temps de crise, il est grand temps de se poser ces questions cruciales.

Et vous, dans votre carrière et dans votre vie personnelle? Vous avez peur du risque? Vous êtes assis stablement sur votre bateau qui coule et vous regrettez les jours où il voguait allégrement?

Photo: 17 juillet 2007 - Ma première expérience en chute libre!

18 mars 2009

Springtimetag!

Bon, me suis fais taguer par les deux sœurs impertinentes. Tiens… tout d’un coup je trouve votre tagline (la pognez-vous… tag… tagline… joke de marketing-ting-ting) particulièrement pertinent.

À tous mes lecteurs sérieux (!) j’allais, ce soir, vous écrire un billet très réfléchi sur le marketing, la crise publicitaire et autres sujets palpitants mais… ça devra attendre! C’est vrai, promis! J’avais même mis le tout à mon agenda pour ce soir suite aux recommandations d’une copine (Virginie c’est toi!) qui m’avais conseillé de mettre la création de mes billets à l’agenda après lui avoir pleuré mon désespoir (j’exagère à peine) de ne plus trouver le temps d’écrire maintenant que ma vie personnelle est palpitante (meuh non ce n’est pas ça… mon boulot est prenant et l’entrainement et…) bref je n’y arrive plus comme je le voudrais!

Bon, ai-je assez tourné autour du pot pour en décourager quelques uns?

Intro à la Crispi et Djo :… « la tague littéraire - qui n'a pas grand chose à voir avec vos auteurs favoris, faut le dire -, quand même, c'est plus intello qu'une tague ordinaire et ça se glisse bien dans une conversation de sous-sol.

- T'as lu Cent ans de solitude?
- Non, mais j'ai eu la tague littéraire, chez Crispi et Djo!

Personne ne comprendra de quoi vous parlez, donc vous serez probablement admiré, adulé et que sais-je encore. Un petit vent frais pour votre ego! »

Alors voilà:

1. Plutôt corne ou marque-page ?

Corne. Absolument. Les foutue marque-page je les perds… dans le lit, dans le bain, entre les coussins du sofa… rien à faire… ça glisse et ça marque tout sauf la page.

En plus un livre c’est fait pour être manipulé, aimé, caressé, senti… hein que ça sent bon un livre… lancé au bout de ses bras et corné!

2. Un livre en cadeau ?

Reçu : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes (Stieg Larsson)… Dites…Vous pensez que ma copine tentait de me passer un message sur le choix des hommes dans ma vie?

Offert : A fine balance (Rohinton Mistry). C’est un auteur canadien. Le roman se passe à Mumbai dans les années 70 durant la période dite « Emergency » ou toutes les libertés civiles avaient été suspendues. Ce livre vous transporte littéralement là bas… ça sent les épices et tout ce qui est moins agréable en Inde… un coup de cœur…

3. Lis-tu dans ton bain ?

Oui. Des livres, des magazines, mon blackberry.

4. As-tu déjà pensé à écrire un livre ?

J’aimerais en avoir le talent…

5. Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?

Je déteste. Avec passion. Un livre peut avoir 200 ou 1000 pages… mais à la fin… il faut que ce soit la fin… sinon c’est comme un coït interrompu.

6. As-tu un livre culte ?

Euh non. J’aime et ensuite je passe à autre chose. Même chose pour les films ou les hommes. Je ne suis pas du genre culte. Pas du tout.

7. Aimes-tu relire ?

Non. Pas plus que de revisiter les mêmes endroits deux fois. Il y a trop à découvrir.

8. Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu’on a aimés ?

Généralement non. À moins que l’auteur soit un ami avant. Comme Madame Lefebvre qui est supposé sortir un livre sous peu… Ou Madame Allard et ses indignités. Je ne suis pas plus culte de la personnalité.

9. Aimes-tu parler de tes lectures ?

Oui. C’est une excellente façon de découvrir ce qui touche les gens et de partager ce qui vient nous chercher… Quelle bonne façon aussi de découvrir des territoires inconnus.

10. Comment choisis-tu tes livres ?

En passant des heures dans les librairies et par les recommandations des amis.

11. Une lecture inavouable?

Le Playboy? Mais non je dis n’importe quoi… Non j’assume. Tout. De Tolstoï à Jack Welch!

12. Des endroits préférés pour lire?

Le lit, le bain, la plage… les vacances… ah la possibilité de lire de façon ininterrompue pendant des heures, de se plonger dans un univers… j’ai besoin de vacances!!!

13. Un livre idéal pour toi serait ?

Bon.

14. Lire par-dessus l’épaule ?

Oui. Je ne peux m’en empêcher. Partout. Même avec des inconnus. Mais je fini par perdre patience s'ils ne lisent pas à la même vitesse. J’écoute aussi aux tables dans les restos!

15. Télé, jeux vidéos ou livre ?

Livre!!!!!

16. Lire et manger ?

Oooouuiiii! La combinaison des plaisirs quel délice… sauf qu’évidemment lire et hummm… ça pourrait être mal pris… alors lire et manger oui!

17. Lecture en musique, en silence, peu importe ?

Silence… si ce n’est que le son des vagues… j’vous l’ai dit hein que je veux des vacances…

18. Lire un livre électronique ?

J’admets que non… ça tue le côté sensuel de l’expérience. Sauf évidemment des journaux, ou un livre d’affaires… là peut-être.

19. Le livre vous tombe des mains : aller jusqu’au bout ou pas ?

Stop. On essaie… encore… et après faut savoir dire non.

20. Qu'arrive t-il à la page 100?

Stop ou encore!

21. Un livre que tu donnerais à ton pire ennemi?

Un livre avec des pages blanches.

Alors c’est mon tour d’être horrible et de passer le flambeau… Alors… Virginie… ce sera ton premier billet de blogue… Éric Noel , Martin Comeau, CFD, Hugues l'ingénieur, et la blonde Geneviève évidemment!

4 mars 2009

ChezJules.tv, Janine Sutto, TLMEP et yours truly!

Et Michelle Blanc aussi mais là… le titre était trop long!

Vous cherchez le lien entre tout ça??? Et bien allez voir la plus récente capsule sur ChezJules.tv

Dans cet épisode, Yvonne, interprétée par Janine Sutto, est complètement terrorisée par la perspective de sa visite imminente à Tout le monde en parle... Il faut voir ce qu’elle dit sur Guy A… Pissant!!!

Et comme la vie a des fois un bien drôle de timing… Janine sera à TLMEP ce dimanche. Souhaitons que Guy A et sa gang aurons le culot de nous montrer l’extrait de la capsule où Yvonne nous parle des rumeurs qu’elle a entendues sur l’émission! Bah quoi… ce n’est pas une webtélé produite par Radio-Canada mais la série ChezJules.tv est une pionnière et mérite amplement d’être vu par tout le monde… qu’on en parle!

D’ailleurs la revue Actualité a mis ChezJules.tv au sommet de son TV Webdo 2009, le guide de la télé sur le Web. Dans leur mots, TV Webdo, c’est le guide pratique pour connaître les incontournables du Web.

Par ailleurs notre vedette du web, Michelle Blanc, y joue son propre rôle et ajoute une dimension… comment dirais-je… une dimension toute en verticalité!

Et moi? J’aurais préféré qu’on me coupe au montage mais non… au moment où j’écris ce billet je n’ai d’ailleurs toujours pas eu le courage de me regarder… je suis à la toute fin de la capsule en commentaire « après match ». J’en profites pour dire MERCI à la très généreuse Geneviève Lefebvre, aka Chroniques Blondes, la scénariste, réalisatrice et productrice…de m’avoir permis de faire la souris de plateau et de constater tout le travail qui entre dans la conception de chacune de ces capsules.

Longue vie à chezjules.tv!

2 mars 2009

Conférencière au webcom Montréal

Le mercredi 13 mai je serai conférencière à la conférence webcom Montréal 2009. Je vous parlais de l'édition 2008 lors d'un billet précédent et pour avoir participé à la conférence LeWeb08 à Paris, je peux vous affirmer que le webcom Montréal se compare avantageusement.

Le webcom s'auto-défini de la façon suivante:

"...webcom s'adresse aux décideurs et professionnels de la communication et du marketing. Les leaders de la communication d'entreprise, du marketing Web et du eCommerce se donnent rendez-vous à webcom pour discuter et échanger sur l'identité numérique, l'innovation et la valorisation d'entreprises."

Ma conférence s'intitule "Marketing: La crise comme source d'innovation" et voici la description:

Vous ne pouvez plus simplement vous fier aux méthodes de marketing traditionnelles et aux medias de masse. Toutefois, implanter aveuglément toutes les nouvelles tactiques de marketing 2.0 ne fonctionnera pas plus.Pour traverser la crise avec succès, il est critique de repenser chaque aspect de vos interactions clients incluant le service à la clientèle et ultimement, le produit lui-même. Le défi est de repenser la relation avec vos clients de A à Z. Vos clients vous diront ce qu’ils veulent si vous leur permettez. En fait, ils vous le disent déjà! Pour avoir du succès lors de l’implantation de techniques de marketing 2.0, une compagnie se doit donc de repenser ses pratiques d’affaires dans leur ensemble. En résumé, il est important d’utiliser la crise comme source d’innovation et de prendre avantage des changements de société et de technologies actuels pour revoir votre façon de faire des affaires et utiliser la crise comme levier de croissance de l’organisation.

Pour toute la programmation, voir ici.

Pour les inscriptions c'est ici.

Au plaisir de vous y voir.

MAJ: J'ai été distraite par un appel et j'ai oublié de vous dire que nonobstant ma présence c'est vraiment LA conférence à voir à Montréal si vous êtes passionnée de Marketing, de Web et autres sujets palpitants!