La peur… de l’inconnu… de se tromper… de se faire mal… la peur de soi… la peur de l’autre… de ce que vont en dire les autres… la peur de se remettre en question, la peur de perdre le contrôle, le pouvoir, la peur de demander, la peur qu'on vous réponde oui, la peur d’aimer ça… la peur de toutes les couleurs.
La notion de un tiens vaut mieux que deux tu l’auras où je préfère ce qui marche à moitié que ce que je ne connais pas…
La nostalgie de ce qui a déjà été… même si ce n’est clairement plus là… on s’accroche aux souvenirs… seulement les bons évidemment!
Le besoin de stabilité… quitte à être assis stablement sur un bateau qui coule…
Les faux discours de responsabilité… Il ne serait pas responsable à ce moment-ci de faire cela…
Pourtant, pourtant… c’est tellement quand il y a le risque de se péter la gueule en sang qu’on avance, qu’on évolue le plus…
Sur un continuum de 0 à 10… où vous situez-vous? A quand remonte votre dernière prise de risque? Pas un risque du genre je vais sortir dehors sans mon bonnet mais un vrai, un qui pourrais changer votre vie?
Et les organisations elles, face au changement? Et bien les organisations ne sont qu’un rassemblement d’individus et de leurs peurs… Donc, si une organisation veut se donner un minimum de chance de réussite, la haute direction se doit de se demander quels types de joueurs elle a à la tête de son changement. Si vos leaders sont aussi rébarbatifs au changement qu’un chien qui refuse d’avancer derrière son maitre (vous voyez l’image?) vous échouerez purement et simplement.
Seth Godin a identifié récemment deux de ces types d’individus.
Celui qui dit non à tout et
l’expert. Il y a aussi celui qui dit oui mais ne fait rien, l’incompétent qui est là depuis longtemps mais dont l’incompétence n’était pas trop apparente jusqu’à ce que tout se mette à évoluer à la vitesse grand V et plusieurs autres modèles…
Que faire? Les changer de place. Rapidement. Je ne prétends pas qu’il ne faut pas communiquer et assister les membres de l’organisation à travers le changement. Je dis que les leaders à la tête de chacun des grands secteurs de votre organisation doivent être des preneurs de risques ET des communicateurs pour aider les autres membres à prendre le virage en douceur. Si ce n’est pas le cas, sachez leur dire au revoir…
Les grandes organisations ont souvent beaucoup de difficultés à faire ce type de constat, les réorganisations sont souvent plus faciles à faire dans les rangs des travailleurs que dans la haute direction… et pourtant… en ces temps de crise, il est grand temps de se poser ces questions cruciales.
Et vous, dans votre carrière et dans votre vie personnelle? Vous avez peur du risque? Vous êtes assis stablement sur votre bateau qui coule et vous regrettez les jours où il voguait allégrement?
Photo: 17 juillet 2007 - Ma première expérience en chute libre!