Lu cette semaine…
“Perhaps if the existing community would take now and then the trouble to pass in review the changes it has already witnessed, it would be less astounded at the revolutions which continually do and continually must flash before it; perhaps also it might with more grace accept the inevitable, and cease from the useless attempts at making a wholly new world conform itself to the rules and theories of a bygone civilisation.” - Charles Francis Adams Jr. contemplating the transcontinental railroad, 1868.
Fascinant non? Faites-moi le plaisir de relire un seconde fois… Vous avez remarqué le “… with more grace accept…” Vous avez noté le 1868?
Ça vous fait pensez au milieu des médias de masse? Aux agences de pub en crise? Au milieu des affaires dans son ensemble?
Vous croirez certainement que c’est mon quotidien dans une industrie en crise identitaire qui me cause cette fascination envers le changement et notre gestion plus ou moins déficiente de celui-ci… je vous dirais plutôt que c’est à l’échelle humaine que ce concept résonne le plus… et les organisations n’étant que des amalgames d’humains… bah finalement c’est un débat unique.
J’ai, encore une fois cette semaine, été témoin de comment les peurs individuelles peuvent influencer le côté rationnel, la prise de décisions d’affaires pourtant plutôt basiques et je ne peux m’empêcher de revenir sur ce sujet. Par ailleurs, jeudi dernier lors d’une discussion au webcom, quelques collègues et moi se questionnions à savoir si les changements technologiques étaient maintenant trop rapides pour notre capacité, en tant qu’humain, à y faire face. Par la suite, je suis tombé sur cette phrase qui date d’il y a plus de 140 ans et je me dis que force est de constater que l’humain est un animal rébarbatifs aux changements et que le problème est endogène et non relié à la technologie.
D’ailleurs, en mars dernier j’ai écrit un billet sur les inhibiteurs de changements où je faisais le lien entre nos peurs personnelles et les difficultés d’implanter un changement au sein d’une organisation.
Entre autres, je disais ceci…
« Dans votre vie, qu’est-ce qui vous empêche de prendre des risques? De changer? D’avancer? La peur… de l’inconnu… de se tromper… de se faire mal… la peur de soi… la peur de l’autre… de ce que vont en dire les autres… la peur de se remettre en question, la peur de perdre le contrôle, le pouvoir, la peur de demander, la peur qu'on vous réponde oui, la peur d’aimer ça… la peur de toutes les couleurs. La notion de ''un tiens vaut mieux que deux tu l’auras'' où je préfère ce qui marche à moitié que ce que je ne connais pas… La nostalgie de ce qui a déjà été… même si ce n’est clairement plus là… on s’accroche aux souvenirs… seulement les bons évidemment! Le besoin de stabilité… quitte à être assis stablement sur un bateau qui coule…Les faux discours de responsabilité… Il ne serait pas responsable à ce moment-ci de faire cela…
Alors voilà, en ce lundi matin je vous invite (et je m’inclus dans l’invitation soyez en assurés) à réfléchir sur votre ouverture aux changements, aux risques, à la critique, à la nécessité de laisser allez vos peurs pour mieux avancer… en affaires, et dans la vie!
Cheers et bon lundi! Et un peu de David Bowie pour partir le tout en musique.
