Le 16 octobre était publié par CommunauTique un manifeste pour un plan numérique québécois. Ayant été l’auteur d’une lettre à Jean Charest « Monsieur Charest le Québec a besoin d’un plan numérique » en 2008, je ne peux me permettre de ne pas commenter.
En 2008, la lettre avait réussi à obtenir quelques échos car elle avait été endossée et promue par le regroupement Yulbiz. Sans le support du milieu, celle-ci n’aurait malheureusement pas résonnée très longtemps. Toutefois, après quelques semaines à l’avant plan, les voix se sont affaiblies, la mobilisation s’est élimée et deux ans plus tard notre retard se creuse de plus en plus.
Extrait du manifeste : « Pourtant dès 1998, le Québec s'était doté d'une stratégie nationale à l'égard de la société de l'information dont les objectifs ambitieux étaient d'assumer son rôle de «leader parmi les sociétés de l'information». À l'époque, le Canada pavoisait d'être le second pays de la planète pour le taux de foyers ayant accès à Internet. Aujourd'hui, en ne tenant compte que de la vitesse et du coût, il a glissé au 27e rang sur… 30 pays de l'OCDE. »
Je souhaiterais que ce nouvel essai, ce manifeste, soit soutenu, communiqué, promu par un maximum d’intervenants de tous les milieux. Malheureusement, au Québec, nous n’avons pas la mobilisation facile. Non seulement ne montons nous pas facilement aux barricades mais en plus nous avons la vilaine tendance à magouiller les efforts des autres. À force de questionner, dépecer, analyser, disséquer… on s’immobilise.
Ce manifeste n’est pas parfait, soit! Endossons le quand même parce que ce sera un pas vers l’avant, une base sur laquelle construire. Il ne faut pas croire que les plans numériques français, américains et australiens sont parfaits, mais ils sont.
Je souhaite que les communautés 2.0 et web québécoises qui savent si bien parler de développement « agile », de créativité, d’innovation, de participation sauront supporter ce manifeste sans tenter de le rendre parfait.
Vous avez probablement lu la satire « si les 33 mineurs avaient été québécois… ». Essayons autre chose. J’en appelle à votre sens de l’action. Je vous invite bien humblement à ne pas vous « enfarger » dans les fleurs du tapis (trébucher pour les amis français) et à publier, communiquer, mousser ce manifeste.
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